Votre sinistre est déclaré, les justificatifs ont été transmis, mais l'indemnisation n'arrive pas ou le dossier reste bloqué sans décision claire ? Une mise en demeure peut être utile lorsque les relances ordinaires ne suffisent plus. Elle doit rappeler le contrat et le sinistre, préciser ce qui manque, demander une réponse ou un paiement dans un délai raisonnable et conserver la preuve de la démarche. Il n'existe pas un délai d'indemnisation unique pour toutes les assurances : il faut d'abord vérifier les conditions du contrat et les règles propres au sinistre concerné.
L'article L113-5 du Code des assurances prévoit que, lors de la réalisation du risque ou à l'échéance du contrat, l'assureur doit exécuter la prestation prévue par le contrat dans le délai convenu. Ce texte ne fixe donc pas un nombre de jours identique pour tous les sinistres.
Commencez par relire les conditions générales et particulières : certaines garanties annoncent un délai à compter de la réception des pièces, de l'accord sur le montant ou de la clôture de l'expertise. Des régimes particuliers peuvent également prévoir leurs propres délais.
Source : Code des assurances, article L113-5.
Depuis le 28 mai 2026, l'article L113-5-1 prévoit en outre que l'assureur informe l'assuré de son droit de solliciter, à ses frais, une contre-expertise par un expert de son choix. Cette possibilité peut être importante si le blocage porte sur l'évaluation des dommages plutôt que sur le simple paiement.
Source : Code des assurances, article L113-5-1.
Avant ou en parallèle d'une mise en demeure, identifiez le service réclamations de l'assureur. Selon l'ACPR, une réclamation écrite doit être accusée réception dans un délai maximal de dix jours ouvrables, sauf réponse apportée dans ce délai, et une réponse écrite, claire et argumentée doit intervenir au plus tard dans les deux mois à compter de la première manifestation écrite du mécontentement.
Si vous recevez une réponse définitive insatisfaisante, vous pouvez saisir le médiateur indiqué par l'assureur. En l'absence de réponse définitive, l'ACPR indique que le médiateur peut être saisi en tout état de cause deux mois après l'envoi de la réclamation écrite.
Source : ACPR – formuler une réclamation.
[Prénom NOM]
[Adresse]
[N° de contrat / N° de sinistre]
[Nom de l'assureur]
[Service réclamations / adresse]
[Ville], le [date]
Objet : mise en demeure – indemnisation du sinistre n° [référence]
Madame, Monsieur,
J'ai déclaré le sinistre référencé ci-dessus le [date]. Les éléments demandés ont été transmis les [dates] et, à ce jour, [préciser : aucune indemnisation n'a été versée / aucune décision motivée ne m'a été communiquée / le règlement annoncé n'a pas été effectué].
Je vous demande donc de régulariser mon dossier et vous mets en demeure de [verser la somme de … € / me notifier une décision motivée / procéder au règlement convenu] dans un délai de [8/15] jours à compter de la réception de ce courrier.
À défaut de régularisation, je me réserve la possibilité de saisir le médiateur compétent et, si nécessaire, la juridiction compétente, sans préjudice de mes autres droits.
Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées.
[Signature]
Si le litige relève d'un désaccord sur l'indemnisation, poursuivez le circuit de réclamation, puis saisissez le médiateur compétent lorsque les conditions sont réunies. Une contre-expertise peut être pertinente si le désaccord porte sur l'évaluation. Si le différend subsiste, une action judiciaire peut être envisagée selon le montant et la nature du litige.
L'ACPR peut recevoir un signalement sur une pratique susceptible de ne pas respecter la réglementation, mais elle ne tranche pas un litige individuel à la place du médiateur ou du juge.
L'article L114-1 du Code des assurances prévoit, pour de nombreuses actions dérivant du contrat d'assurance, un délai de prescription de deux ans, avec des règles de départ et des exceptions spécifiques. Une exception de cinq ans existe notamment pour certaines actions relatives à des dommages de mouvements de terrain consécutifs à la sécheresse-réhydratation des sols reconnus comme catastrophe naturelle.
Source : Code des assurances, article L114-1.
Non. Le délai dépend du contrat et parfois de règles spéciales propres au type de sinistre. L’article L113-5 impose toutefois à l’assureur d’exécuter la prestation dans le délai convenu.
Après une première relance restée sans effet, notamment lorsque le dossier est complet et que le délai contractuel annoncé est dépassé ou qu’aucune décision claire n’est communiquée.
Non de manière générale, mais il est particulièrement utile pour dater votre demande, prouver son contenu et conserver une trace avant une médiation ou une action judiciaire.
Oui, après une réponse définitive insatisfaisante ou, en tout état de cause, deux mois après l’envoi de votre première réclamation écrite, selon les indications de l’ACPR.
De nombreuses actions dérivant d’un contrat d’assurance sont soumises à une prescription de deux ans, avec des exceptions. Il faut donc éviter de laisser un litige s’enliser.
Voir aussi : contester un refus d'indemnisation et agir si le service réclamations ne répond pas.
Comment envoyer un recommandé ?
Pour envoyer votre lettre de résiliation par courrier recommandé avec accusé de réception, sans vous déplacer, suivez les étapes suivantes :
Informations vérifiées le lundi 28 septembre 2026.
Suivi 24h/24
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