Décès : que faire des comptes numériques, mails et réseaux sociaux ?
Messagerie, cloud, photos, réseaux sociaux, abonnements numériques et comptes personnels ne disparaissent pas automatiquement au décès. Les héritiers peuvent exercer certains droits, mais l'accès au contenu d'une messagerie ou d'un compte reste encadré par le secret des correspondances et par les règles propres à chaque service.

Informations vérifiées le 1er octobre 2026.
À retenir
- Le RGPD ne s'applique pas directement aux données des personnes décédées, mais la loi Informatique et Libertés prévoit des droits post mortem.
- Le défunt peut avoir laissé des directives générales ou particulières sur la conservation, la communication ou l'effacement de ses données.
- Sans directive, les héritiers peuvent notamment demander la clôture de comptes et, dans certaines limites, l'accès à des informations nécessaires à la succession.
- Ne tentez pas de contourner les protections d'un compte : utilisez les procédures officielles du service.
Sommaire
1. Identifier les comptes sans entrer partout
Commencez par les relevés bancaires, factures et messages visibles dans les documents du défunt : abonnements Apple/Google, stockage en ligne, logiciels, réseaux sociaux, services de streaming ou hébergement de sites. Classez chaque compte en à conserver temporairement, à fermer ou à transmettre au professionnel chargé de la succession.
2. Que peuvent demander les héritiers ?
La CNIL rappelle que la loi Informatique et Libertés permet à chacun de définir de son vivant des directives sur ses données après son décès. En l'absence de directive, les héritiers peuvent notamment demander la prise en compte du décès, la clôture des comptes, l'arrêt de certains traitements et l'accès à certaines informations utiles à la liquidation et au partage de la succession.
Un compte de messagerie ou un profil reste toutefois personnel : les héritiers n'obtiennent pas automatiquement un accès intégral à toutes les correspondances.
Source : CNIL – mort numérique et droits des héritiers.
3. Facebook, Instagram, LinkedIn, X, TikTok…
Les plateformes disposent de procédures différentes : suppression, transformation en profil commémoratif ou simple signalement du décès. La CNIL tient un tableau récapitulatif avec les liens officiels des principaux services. Préparez l'acte de décès et les justificatifs permettant d'établir votre identité ou votre qualité.
4. Messagerie, cloud et photos
Les services Apple, Google, Microsoft et d'autres proposent des mécanismes spécifiques. Certains permettent de désigner de son vivant un contact légataire ; d'autres examinent les demandes des proches au cas par cas. Avant de demander une suppression définitive, vérifiez si le compte contient des documents nécessaires à la succession ou des souvenirs familiaux pouvant être transmissibles.

5. Comptes numériques contenant de l'argent ou des actifs
Lorsqu'un service numérique contient des fonds, une créance ou des actifs ayant une valeur patrimoniale, ne traitez pas le compte comme un simple profil social. Signalez son existence au notaire ou aux héritiers chargés de la succession et utilisez la procédure officielle du service pour faire valoir les droits successoraux.
6. Streaming, logiciels et paiements récurrents
Pour Netflix, Deezer, Audible, le stockage cloud ou d’autres abonnements, résiliez le contrat selon la procédure du fournisseur après avoir vérifié s'il doit être conservé temporairement. Contrôlez aussi les relevés bancaires afin de repérer les renouvellements annuels peu visibles.
Guides Resilier.fr pour les abonnements numériques
Sources officielles
Dernière mise à jour le 1er octobre 2026.